La conduite au Mexique
Rédigé par Guy dans Voyages le 20 July, 2008La conduite au Mexique, c’est l’histoire d’un périple de plus ou moins 4000 km. À travers 5 états: le Quintanaro, le Campeche, le Yucatan, le Tasbasco et le Chiapas.
La partie en rouge… Je ne vous direz donc pas que je connais tout le mexique, mais j’en ai quand même une bonne idée. Pour en savoir plus … Sur la route
C’est d’abord l’histoire de la bagnole que j’avais loué.
Un plaisir de conduite…ou plutôt l’inverse. Pour tout vous dire, Mélanie et moi avons mis plus de 10 minutes trouver comment passer la marche arrière. C’est tout dire. Pour donner une idée, je la surnommais “tracteur”. Je pouvais patir de la station arrêté directement en troisième vitesse. La voiture ,une 2006, avait moins de 50 000 km au compteur, mais la suspension arrière était déjà morte. Pour une voiture dont le nom est “confort”, l’appellation était assez drôle. J’ai longtemps cru que l’hodomètre avait été trafiqué et le kilométrage ajusté à la baisse, c’était avant de voir l’état des routes… Pas étonnant que j’ai eu une crevaison dès le premier jour!
On roule comme on peut
Je crois que c’est la meilleure façon de décrire la conduite au Mexique. On y roule vraiment comme on peut. Le parc automobile y est vraiment dans un état pitoyable. D’abord, il y a les voitures de toutes les marques, modèle et années… J’ai vu je ne sais combien de véhicule plus vieux que moi! Des parechocs attachés avec des cordes au tacots rouillés et troués. Parfois, il manque une porte, il n’y pas de phare, etc. Signe de pauvreté que ces voitures en piteux état, mais aussi de fierté parce que les Mexicains ont l’air de bichonner tout de même leur voiture lorsqu’elle est neuve.
Mais il n’y a pas que des voitures sur les routes, il y a des vélos, des autobus, des tricycles-taxi (un espèce de vélo à trois roue avec un siège ou un panier pour les passagers à l’avant), des taxis, des motos, etc. tout ce qui peut rouler converge sur le bitume et sa virevolte dans un balais démentiel dans tous les sens. Ce n’est pas la folie des villes comme Rome, Paris ou New-York ou la multitude du nombre est tout, non c’est plutôt le chaos et le désordre. Les piétons traversent les autoroutes, les vélos aussi empruntent les voies rapides!
L’important c’est aussi de rouler. Une voiture fait mine de ralentir et hop elle est contourné sans égard aux autres. L’important c’est de passer. Dans la poussière, dans la boue, sur les bas-côtés, en sens-inverse. Tout est bon. Ajouter à cela le chaos causé par les nids de poules, les trous énormes de plusieurs mètres, etc. Peut-être vous pourrez commencé à imaginer le tableau. Les clignotants en options, les lignes inexistantes sur la chaussée, les routes nationales très mince et surtout les “topes”(des bosses énormes au milieu de la route qui remplacent les panneaux d’arrêt) omniprésent finissent par mettre nos nerfs à vif. Je crois que sans les topes, la seule limite de vitesse serait la incapacité de rouler plus vite des véhicules. La pédale aux planchers ça avance! Conduire, c’est du sport et c’est fatigant.
Bref, au travers tout cela, j’ai quand même apprécié l’impression de liberté sur les routes du Mexique. C’était agréable d’être laissé à moi-même en temps que conducteur. Le Far-West automobile à ceci de bien qu’on est pas constemment après vérifier s’il n’y a pas un policier sur notre chemin. Par contre, il y avait les barrages militaires. Je ne sais pas si c’était pour lutter contre la drogue, mais il y avait des contrôles militaires ou policiers vraiment partout. Inspections de voitures à chaque changement d’état et parfois ouverture du coffre avec fouille des bagages. Je n’avais pas l’impression d’être en Amérique ou un “pays démocratique” et je me demandais à chaque pourquoi c’était ainsi.
Pourtant, je ne regrette rien. Sans la voiture, je ne pourrais pas vous parler des merveilles qui vont suivre dans les prochains textes!.. ![]()




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