Nov 03 2007
“Nous sommes tous américains”
La position d’un francophile (made in america)
J’ai une passion pour l’histoire. L’ai-je déjà dis? L’histoire des peuples, des pays, des religions des arts, l’histoire avec un grand H parce que je crois (cliché historique oblige) que l’humain est une créature qui se construit pour le meilleur et le pire avec son passé. Mon choix de la France, c’est en grosse partie cela. Le goût de l’histoire. C’est une occasion pour moi de réfléchir.
Je vous livre aujourd’hui une réflexion. Vous pouvez passer votre chemin si les contenus politiques ou philosophique vous ennuis.
Un jour alors que j’étais dans un cours de maîtrise à l’université, un étudiant Français en échange s’est présenté à la demande du professeur en disant : « Je suis Français, je viens étudier en … je veux devenir … et je suis américanophile ». Je n’ai jamais oublié ce truc, parce que je le trouvais déplacé. D’où ça sort ça! Pourquoi dire ça. Des années plus tard et 7000 km plus loin, je le comprends mieux.
Le détour et la parenthèse
En France, un paradoxe sévit (mais la France en est-elle à son premier?) . Les États-unis sont sur toutes les lèvres. Les médias, les romans, les pièces de théâtre. Comme partout dans le monde me direz-vous? Et ben, non? On la cite en exemple et on la dénigre, mais à la manière française. Tout est toujours dans les extrêmes. Josée Bauvais détruit les mcdo et le nouveau président Sarkozy veut être connu comme l’ami des Américains. C’est un combat de tous les instants. La droite et la gauche s’arrachent les cheveux. Les gens de droites brandissent l’exemple des américains pour s’en mettre plein dans les poches et ceux de gauches comme un épouvantail pour conserver leurs électorats qui a peur. Les États-unis fascinent la France et la divise. Je dirais même plus, les États-unis sont le facteur de changement (négatif) de la société française qui a besoin de changement dans la mondialisation, l’Europe naissante et la pression des économies émergentes. La France n’est plus une réelle puissance. Peu se l’avoue. Son poids démographique est marginal dans le monde dorénavant. Son économie aussi traîne dans la queue de peloton. Ces intellectuels et ses artistes ne sont plus le point de mire du monde comme à une certaine époque. Inconsciemment, les français le sentent peut-être. Ancien empire colonial, habitué à être au centre de l’Europe (centre du monde pour plusieurs) et leader du “monde”, la France vit mal la réalité de son déclin (avec la monté de la Chine, de l’Inde, du Brézil, etc). D’où le tango entre haine et amour que suscite les États-unis maître du l’économie de marché(dont l’influence se marginalise aussi sous l’influence de Bush et la monté de la Chine).
Je trouve que le drapeau des américains est brandi pour tout et rien. Les uns voit les États-unis comme un grand MacDonald néfaste et les autres comme la seule voie de l’avenir. Je trouve cela navrant. Quoiqu’il en soit, rien ne se passe en politique Française sans que l’Amérique ne soit invoquée (une dualité posée sur le spectre ou l’envie). C’est mon point de vue sur l’actualité dont les échos me parviennent. Autant les pros américains que les antis utilisent souvent des arguments sans grandes intelligences. L’amérique c’est Mal (dit la gauche), l’argent et le progrès c’est bien (dit la droite).
Histoire quand tu nous tiens
Pourtant, les États-Unis et la France (avec le Canada) sont probablement les pays les plus reliés de la terre par l’histoire. En 1789, avait lieu la révolution française, précédé en 1777 par la révolution et la déclaration d’indépendance américaine. Deux peuples épris de liberté et d’égalité décident de mettre fin au joug d’une monarchie décadente et fondent une république. La révolution américaine à influencer la révolution française. Le plus drôle, c’est que les américains n’auraient jamais fait leur révolution sans l’appui, l’argent et les troupes Françaises (mais qui sans souvient?). Pourtant, ces deux peuples semblent à couteau tiré. Une grande partie des médias français et de l’opinion publique française est anti-américaine.
Le constat
Mon positionnement, c’est que je suis contre l’anti-américanisme primaire (qui sévit aussi sous une forme différente au Québec). Je n’ai pas honte de le dire : « Nous sommes tous américains ». René Lévesque (le plus grand souverainiste) m’était son espoir dans les États-unis et non dans la France pour la reconnaissance internationale.
Là où je veux en venir, c’est que je suis souvent “victime” de ce paradoxe ici. Parfois, des gens m’aborde en me disant que nous les américains nous sommes comme ceci et comme cela. Je me défendais au début en disant: “Euh, je suis Québécois”. Finalement, la chose se reproduisant assez souvent, j’ai réfléchis. Mon geste était stupide.
Moi aussi, je suis révolté contre l’agissement du gouvernement américain. Bush et son clan sont des arriérés stupides. Il n’y a rien à dire d’autre. Ils ont foutu une partie de l’équilibre planétaire en péril, ils ont détruit les idéaux de libertés et d’égalités que propage l’occident depuis des siècles. Les Allemands n’étaient pas tous derrière Hitler et les Américains sont encore moins derrière Bush. Il faut s’en souvenir.
Oui, le gouvernement actuelle des États-unis est dégeulasse. Par contre, n’oublions pas que selon les chiffres officiels les élections américaines de 2004 ont eut un taux d’absentions record de plus de 43,5%. Il faut ajouter les gens qui ont annulé leur votent. Seulement 61 % des américains ont votés. Bush a été élu avec 52% des voies, donc par approximativement 30% des américains. On ne peut pas dire que le gouvernement Bush soit représentatif des « américains ». De plus, l’époque Bush tire à sa fin. Les américains ne sont pas leur gouvernement. New-York, Los-Angeles, Chicago, San Francisco, Boston, etc. sont toutes des villes qui s’opposent à l’administration Bush.
Les américains n’existe pas
Et oui, un américain ça n’existe pas. C’est quoi un américain? C’est un immigrant. Les américains ont une source d’immigration mondiale. Les États-unis sont une micro représentation du monde. Noir, asiatique, blanc, etc. s’y côtoient depuis sa création. Contrairement au Canada construit presque exclusivement sur des vagues d’immigrations Française, Britannique, Écossaise et Irlandais. Les États-unis fascinent depuis toujours et ont toujours attiré de tous les horizons. L’américain blancs, anglophone et de type Bush est en minorité. La langue la plus parlée aux Etats-Unis est l’espagnole. New-York est multicolore. L’histoire des Etats-Unis s’est une immigration massive de tous les horrizons, peuples et religions. Les Etats-Unis représentent le monde et comme lui, ils sont capables du meilleur et du pire.
Les américains ne sont pas tous néo-libéralistes, guerriers, pollueurs, etc. J’ai rencontré un jour à New-York un sénégalais qui parlait a peine l’anglais et y vivait depuis 4 ans.
L’amour haine de la France pour les Etats-Unis me fascine. Alors, que nous sommes tous occidentaux et dans l’ensemble pour des valeurs démocratiques communes des alliés historique se querellent et laissent passé les défis important que le monde doit affronter.
S’ouvrir un peu plus avec la venue des démocrates
D’accord ce texte ne sert à rien, mais avant de vous dire anti-américains pensez aux peuples Chinois, Iraniens, du Congo, de Russie, etc. qui eux émigrent aux États-unis, en France, aux Canada, etc. pour y vivre dans les valeurs communes qui font rayonner l’occident. Ils ont fait ce choix parce que la vrai vie ce n’est pas des débats stériles sur le sexe des anges, mais la réalité. La réalité, c’est que la terre est belle, mais que les sociétés qui vivent dessus sont souvent moche. Il existe quelques îlots de lumière dans le monde. On le connaît sous le nom générique d’occident. Cela fait impérialiste, mais le chef de file de ce monde est actuellement les États-Unis parce que tour à tour l’Angleterre et la France ce sont affaibli. Les États-Unis ne sont pas comparable au régime de l’Allemagne Nazi. Ils l’ont combattu. Parfois, j’aimerais qu’on arrête de se chercher querelle entre nous.
À mes amis français, je dis: L’ère Bush tire à sa fin. Les démocrates sont en avance, majoritaires dans la chambre et surtout la somme des fonds engagés dans la campagne Démocrate pour financer les candidats Obama, Clinton et autres dépasse la somme investie dans celle de Bush. Les choses s’améliorent. En tout cas, je le crois.”
La différence c’est que les américains et Français, comme dirait Toqueville, croit que la “La liberté est plus importante que l’égalité” et une partie de la France croit que l’égalité garantie les libertés. Est-ce vraiment si important cette guerre de nuance et de mots?

Très beau texte. Je vous rejoins entièrement. Mes critiques des politiques de l’administration Bush, du manque de nerf de l’opposition démocrate et de l’apathie du peuple américain sont à la mesure de l’importance que j’accorde à ce dernier et de l’affection que je lui porte. C’est probablement trop.