Oct 18 2007

Zazie dans le Métro

Publié par Guy at 3:12 dans Actualité

Vous connaissez ce roman? Il est de Raymond Queneau. Ce n’est pas un truc vraiment génial, mais je l’ai déjà lu. L’histoire d’une petite fille insuportable, qui, en visite à Paris est incapable de prendre le métro, fermé pour cause de grève.

foule sur le quai du métro

Je suis dans ce roman en ce moment. Ici, c’est la grève des transports en commun. La plupart des lignes de Métro, les bus, trains, etc. sont fermées et en conséquence je n’irai pas travailler. Un service “minimum” est assuré sur les 2 lignes les plus mportantes en heure de pointe seulement. Vous en entendrez surement parlé au Québec. Pour ceux que ça intéresse, voici un texte qui explique le pourquoi, le comment et le “ben quin” de tout ça.

Paris pris en otage

D’abord, c’est ici que je vois toutes les différences entre le Québec et la France. Je ne les croyais pas si énorme. Probablement, qu’à la fin de ce texte les Québécois seront incrédules et mes amis Français seront un peu fâché après moi. J’ai vraiment une vision “nord-américaine” du “conflit”. Je me considère de gauche et pourtant, mon regard sur la situation… est bizarement de droite. Il me force à constater que je ne suis pas d’ici.

Pourquoi la grève? D’après ce que j’en sais, c’est une grève de protestation. Un nouveau président à été élue en France dans une élection qui a attiré l’un des plus forts taux de participation en France. Il attise les passions ce président. Il est haït ou adulé… C’est encore plus tranché que Jean Charest au Québec ou Stephan Harber au Canada. Pour vous donner une idée voici le genre de caricature dans les médias

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Élue par 55% des français sur la base d’un programme qui promettait des réformes très importantes du système français, il s’est mis au boulot. A-t-il raison ou pas? Qui suis-je pour en juger.

Sa première réforme concerne les régimes de retraites particuliers. C’est-à-dire que les employés d’état ou de société d’état privatisé ont accès à des conditions de retraites bonifiées sur le reste de la population. Dans ce cas-ci, les gens des transports en commun peuvent prendre leur retraite à 55 ans (et même 50 ans pour les conducteur de train) comparativement à 60 ans pour le reste de la population française ou 57 ans pour la fonction publique. Ces conditions exceptionnelles de 50 ans ont été données parce qu’à une époque les trains fonctionnaient au charbon. Le métier était dur et le l’âge moyen de mortalité étaient vraiment dramatique. Triste compensation pour des années de vie volées.

Aujourd’hui, tout est électrique, mécanisé et surtout les conditions de travail ce sont amélioré. Alors, beaucoup de français se demande pourquoi conserver ces conditions spéciales? Le Président pour donner du bonbon avant d’autres réformes qui dérangeront encore plus à décider de taper sur le clou. Une première cible plus facile à atteindre.

Alors, aujourd’hui, pour conserver leurs privilèges les gens de la SNCF (services nationaux des chemins de fer) sont en grève. Moi, je ne pourrais pas aller travailler même si je le voulais.

Lorsqu’on écoute l’argumentation des cheminots. Il est mentionné qu’ils travaillent durs, que les conditions sont difficiles, qu’il y a du service de nuit, etc. Moi, plus froidement, ce que je vois c’est que les gens vivent de plus en vieux (la moyenne s’établie à 79 ans) et qu’une personne qui prend ça retraite à 50 ans, va passer 29 ans à ne pas travailler. C’est long 29 ans… Surtout qui ne travaille pas dur? Interdiction de me nommer!

Dans une société où tous doivent se serrer la ceinture, payer des impôts et où les services diminues par manque d’argent… Je trouve qu’il est normal de faire des choix. Malheureusement, l’argent est limité. Moi, je souhaite à mes amis français un système scolaire adéquat, un réseau de santé performant et un niveau de vie plus élevé.

Au-delà de tout cela, ce que je vois aussi dans cette grève. C’est que Paris est pris en otage. Aujourd’hui des gens qui gagnent le salaire minimum ne pourrons se rendre au boulot. Je vois des boulanger, des ménagères d’entreprise, des gens dans le service à la clientèle qui travaillent de nuit se demander pourquoi les gens de la SNCF, eux, peuvent prendre leur retraite à 50 ans et se défendre en invoquant le service de nuit. Je vois des gens qui veulent travailler, qui peine à payer leur loyer trop cher, qui parfois se demandent comment nourir leur famille et qui privé de leur transport en commun perdront leur revenu du jour. Je vois de la misère qui ne peut s’exprimer et qui est pris en otage dans un conflit entre les grands des syndicats et le gouvernement.

Ceci est une vision nord-américaine du conflit. D’un type qui se trouve à gauche de l’échiquier politique de son pays (le Québec). Pourtant, ici, quand je discute avec mes copains. Je me sens à la limite du néo-libéral. J’ai l’impression que je pourrais remplacer Jean Charest au pied levé. Mes amis m’expliquent que les syndiqués de la SNCF n’ont pas totalement tort. Ils ne sont pas faché outre-mesure et rigole de la grève.

Je leur explique que dans une société nous sommes tous égaux et que notre liberté nous donnes l’occassion de faire les choix pour nous en sortir et mieux vivre. Il m’explique que dans l’inégalité nous sommes incapable d’atteindre nos choix, que la société à tellement de règle qu’une sorte de fatalité empêche les gens de se sortir du lot. Désarmant cette différence. Je réalise que le Québec est chanceux. Chez nous ont peu partir de rien et fonder un commerce. Surtout, l’école où nous allons ne conditionnera pas notre future. Ici, ça semble impossible.

Là où un Québécois dit que lorsqu’on aime pas son emploi on le quitte pour quelque chose de mieux; qu’on ne s’acroche pas à un boulot qui nous pourris la vie, je me fais répondre que les choses ne fonctionne pas comme ça. Que c’est de la précarité.

Une “même” culture et deux pensées distinctes. De l’amitié et pourtant de la dissension… Si un Québécois ne peut comprendre un français… Imaginer comment un canadien-anglais peut comprendre un Québécois!

;-)

Personnellement, pour expliquer aux lecteur français mon dernier point de vue, je pourrais ajouter que je trouve dommage que des gens s’enferment dans un emploi qu’il déteste uniquement pour des conditions de travail. Quand les gens de la SNCF disent qu’ils méritent leurs conditions, etc. personne ne les à forcer à choisir leur travaille. Sauf si leur désir d’une retraite doré, surpasse leur envie d’être heureux au quotidien. La vie se vit au présent… Nous sommes condamné à travailler, mais pas à vivre en martyr. Suis-je plus américain que je ne le crois?

Pourtant, je suis le premier à chanter “Libérez-nous des libéraux“.

“Ce qui compte ce n’est pas le bonheur de tout le monde, c’est le bonheur de chacun” disait Boris Vian

One Response to “Zazie dans le Métro”

  1. Lizkion 16 Jan 2008 at 7:55

    Je ne vous trouve pas archi liberal, moi aussi je pense comme ca apres 5 ans au Quebec.
    J’ai une amie cannoise qui est vraiment contre ce recours regulier aux greves… Elle vit en Australie!

    Mais j ‘ai quitte en 2002 et depuis, en France, il y a un probleme d’ emploi. Peut- etre que les reformes vont changer ce manque de flexibilite qui penalise aussi les employes.

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