Feb 28 2008

Euro vs $

Publié par Guy at 10:28 dans Actualité

Si vous êtes un “accro” des nouvelles internationales peut-être avez-vous entendu parlé de la descente au enfer du dollar américain (par extension la hausse du dollar canadien) et de la hausse de l’euro?

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Est-ce une bonne nouvelle où la revanche d’un vieux nationalisme coloniale?

Ici, en France et en Europe, les médias se gargarisent de cette nouvelle. Ils sont tapissés de titres joyeux, des phrases chocs comme “L’Euro passe le KO au dollars”, de caricatures, etc. et mêmes les blogs sont entrés dans la course. Il existe une grosse communauté de gens qui comme moi se sont expatriés pour vivre l’aventure de travailler à l’étranger et sur ces blogs l’euro est souvent le sujet de l’heure. C’est souvent la joie et la liesse face à la monté de l’Euro.

Personnellement, quand je regarde les médias nationaux en France, je suis perplexe. Je vois des débats télévisés où on invite des sociologues, des historiens, des journalistes et des politologues pour discuter de l’évènement. Je ne vois jamais de fiscalistes, d’entrepreneurs, d’économistes ou tout simplement des comptables… Bref, je vois des gens avec beaucoup de culture, mais sans connaissance du monde de la finance venir discuter de sujet qui forcément doivent les dépasser. Il attise la joie autour de la hausse de l’euro. Une joie basée sur le nationalisme à l’ancienne. Cela me laisse vraiment perplexe. Encore, plus quand je réalise que les commentaires vont tous dans le même sens et sont tous positifs. Ce qui renforce mon doute sur les compétences de ces gens qui discutent d’économie et propage la “bonne nouvelle”.

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Petit cours d’économie 101

Car toute la question est là, est-ce une bonne nouvelle? En 1990, le Canada décide de ne plus soutenir sa devise et de la laisse flotter. Le $ canadien plonge avec le temps et atteint même les 0.62 US dans son creux de vague. Le Mexique emboîte aussi le pas à la même époque et laisse plonger le pesos. Vers 1998, à la suite d’une crise du système bancaire japonais, le japon décide également de ne plus soutenir le YEN. La Russie, qui découvre le système capitaliste, est forcé par le FMI de laisser flotter sa devise pour obtenir des prêts et le rouble s’effondre.

Qu’arrivent-ils ensuite au économie de tous ces pays? La situation du Japon se stabilise avec le temps. Le Canada, la Russie et le Mexique voit leur croissance augmenter de façon stable et surpasser celle de l’Europe à chaque années. La création d’emploi augmente et même si des milliers d’emplois sont délocaliser à cause de la mondialisation, ils sont remplacer par de nouveaux secteurs plus performants. L’exemple du Canada est à ce titre révélateur avec une croissance actuel de 2,5% annuelle, le gouvernement s’inquiète d’une possibilité de récession… Alors qu’en Europe, on souhaite atteindre un tel niveau sans en être capable (sauf en Roumanie, etc.).

La raison est simple, une monnaie dévaluée permet d’augmenter ses exportations. Exemple concret: des chaussures qui coûtent 20$ à produire au Canada, peuvent être achetés à 10 euros par la France et être revendus 20 euros. Bref, une monnaie basse augmente les exportations et l’économie roule à toute vapeur. Sans compter qu’une monnaie basse en en entraînant des investissements étrangers, fait venir dans un pays de l’argent qui ne s’y serait jamais trouvé autrement. Même chose pour le tourisme. Une monnaie basse attire des étrangers avec une forte monnaie, qui ont l’impression de dépenser peu et qui ne dépenseront pas leurs argents dans leur propre pays.

Je ne vois absolument pas où sont les bonnes nouvelles pour l’Europe avec une monnaie aussi élevée. D’accord, une euro forte permettra d’acheter des produits dans d’autres pays à moindres coûts, mais qui achètera les produits Européens en contrepartie. Les chaussures européennes à 20 euros qui en voudra si elles coûtent 100 roubles, 40 $ canadiens, 45 $ US, 30 yens? Et l’Europe perdra sa croissance et des emplois.

Une vision personnelle

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Ma vision a “moi” de ce “point de vue européen” qui se réjouit de la hausse de l’Euro et de la déconfiture du $, c’est que l’Europe vient de traverser une période de faible rayonnement internationale. Depuis 50 ans, elle est à la traîne. Après les guerres mondiales, les grands pays Européens ont perdu leur colonie. Ces pays se sont reconstruits uniquement à cause de l’appui monétaires des USA. L’Europe a pu résister aux régimes de l’URSS uniquement à cause de l’OTAN financé et équipé par les américains. Durant des années, les meilleurs intellectuels, les meilleurs sportif, etc. sont venus en Amérique à cause du rêve américain. Sauf qu’en 8 ans, Bush à saccagé les relations Euro-américaines en affichant sa puissance et en abusant de celle-ci. Aujourd’hui, tout ceux qui se réjouissent et crache sur le $ en riant avec l’Euro ne réalise pas qu’ils sont eux-mêmes près du précipice. Dans un sens, c’est la première fois depuis plus de 60 ans que l’Europe surpasse les USA dans un domaine. C’est un motif de réjouissance et de “vengeance”.

Il ne faut pas si tromper, le $ bas va relancer l’économie américaine, comme pour le Canada, le Japon, etc… Les USA dont la population est égale à celle des 28 états de l’Europe ont un marché intérieur solide. Avec une population de plus de 300 millions, ils n’ont pas besoin des autres pour soutenir leur croissance et relancer leur économie. les plus grosses entreprises mondiales restent et resteront McDonald, Microsoft, Nike, Coca-Cola, Wall-Mart, Dysney, etc. Sans oublier qu’en Amérique du nord, les ressources abondent: Pétrole, bois, minerai, eau potable, électricité, gaz naturel. Depuis des années l’Amérique importe ses ressources parce qu’elles coûtent plus cher à extraire chez elle qu’ailleurs, mais un pays comme le Canada dispose d’une surface plus grande que celle de l’Europe pour 40 000 millions de personne. Les USA aussi disposent d’une surface et de beaucoup de ressources qu’ils ne sont pas nécessairement obliger d’acheter ailleurs. La chute du $ peut-elle vraiment ralentir les USA, j’en doute et une chance pour l’occident!!!

Je trouve donc puérile cette fierté des élites intellectuelles de se moquer des malheurs du dollars et de faire croire à la population que la hausse de l’Euro est une bonne chose. C’est plutôt un signe d’une économie instable qui ne peut profiter à l’ensemble de l’occident contre la Chine et l’Inde.

Croyez-moi, chez Orange, je vois les postes délocalisés au profit de l’Inde. Les nouveaux clients internationaux veulent payer moins chers pour diminuer leurs coûts parce que leurs clients actuels non pas les moyens d’acheter en Euro.

Je crois que le gouvernement actuel des américains n’est pas les USA. Je crois que notre haine à tous contre le président Bush ne doit pas éteindre notre jugement. Il ne sert à rien de se réjouir de la chute du $. Une chute qui ne sera que momentanée.

8 Responses to “Euro vs $”

  1. Olivier de Montréalon 28 Feb 2008 at 11:11

    Je n’ai pas l’impression que la hausse de l’euro fasse tant plaisir aux Français. Je n’arrête pas de lire dans la presse que l’euro est trop haut, qu’il rend les exportations trop chères, qu’on en est au stade de “douleur”, que les États-Unis font payer leur relance à l’Europe en faisant chuter leur monnaie…

    Maintenant, à savoir si c’est une bonne nouvelle ou pas. Oui, parce que ça signifie que l’économie européenne est en bonne santé (surtout en Allemagne, première économie de la zone euro), et que les investisseurs ont confiance dans l’avenir européen puisqu’ils achètent des euros et y placent leur argent.
    Non parce que ça rend les exportations européennes (surtout françaises) beaucoup plus chères, et que ça va être de plus en plus difficile de vendre du vin, des parfums ou des avions aux États-Unis et dans tous les pays de la zone dollar.

    Personnellement, je suis surtout content de lire que la crise des crédits immobiliers américains touche moins l’Europe que prévue. Le Canada pourra toujours vendre ses produits aux Européens.

  2. Olivier de Montréalon 28 Feb 2008 at 11:38

    Ensuite, j’aimerais partager ton optimisme en ce qui concerne l’économie américaine, mais malheureusement les 8 dernières années l’ont beaucoup abimée. J’ai l’impressio que tu décris l’Amérique de Bill Clinton, mais pas celle d’aujourd’hui, après l’administration Bush.
    - Les comptes publics étaient en excédent, ils n’ont jamais été autant en déficit (il faut bien payer la guerre en Irak), la dette de l’état fédéral est énorme, et les dettes des particuliers aussi : regarde la crise dans l’immobilier et les gens qui ne peuvent plus rembourser, qu’on met à la rue.
    - L’inflation redémarre, puisque le dollar est faible: si on paye son pétrole et ses importations plus cher, on répercute la montée des prix sur le consommateur.
    - Le moral des ménages est au plus bas depuis plus de 15 ans. Le président parle de ralentissement, quand les économistes parlent de récession.
    - Un symbole: la première entreprise du monde n’est plus General Motors, mais Toyota, depuis l’an dernier. Boeing vend moins qu’Airbus, etc… Oui, Wall-Mart reste dominant, mais il est maintenant talonné par Carrefour. Les premières banques du monde sont asiatiques… Les Etats-Unis sont ultra dominants dans le secteur des nouvelles technologies, mais pour tout ce qui est secteur manufacturier, c’est une catastrophe, les emplois partent en Chine et en Inde! (En Europe, ça s’en vient aussi).

    Politiquement, le pays est faible: ses alliés ont été froissés, l’image des États-Unis est dégradée un peu partout, à commencer par le Moyen Orient. Ça joue aussi sur l’image des marques que tu cites.

    Pour tenter d’éviter la récession, la banque fédérale baisse ses taux d’intérêts (ce qui incite les entreprises à s’endetter à faible coût pour investir), laisse filer sa monnaie (pour réduire les importations et accroitre les exportations), le président baisse les impôts… mais ce sont des mesures dangereuses car le dollar peut s’effondrer, et inciter les pays qui commercent en dollar (comme les membres de l’OPEP) à choisir une autre monnaie, plus solide et plus stable. Or le pays est ultra dépendant de l’achat par d’autres de ses bons du trésor.

    Tout ça est bien dommage, et c’est dangereux pour le Canada et le Québec qui vendent l’essentiel de leurs produits aux Américains. Heureusement que le Canada a des ressources naturelles qui intéresse d’autres pays en Asie ou en Europe. Mais le secteur manufacturier souffre déjà, comme l’automobile, en Ontario.

    Tu sais, en 50 ans l’Europe a bien changé. Elle a fini de se reconstruire dans les années 50. Dans les années 80, les pays les plus dynamiques étaient le Japon et l’Allemagne. Oui, les Etats-Unis défendent encore l’Europe par l’Otan, mais depuis la chute de l’URSS, cette protection ne semble plus aussi importante à autant de gens, et il est de plus en plus question de mettre en place une défense européenne, indispensable à mon avis puisque les Etats-Unis n’auront plus les moyens de défendre l’Europe vu tout ce que j’ai dit au dessus.
    Depuis la chute du mur de Berlin, il y a 20 ans, l’Europe est méconnaissable!
    C’est tout de même 500 millions de consommateurs, un continent sans frontière, riche, éduqué, et qui n’a pas un rayonnement international aussi faible que tu penses. Au contraire, je pense que l’Europe incarne pour beaucoup une alternative aux États-Unis et à leur politique étrangère, ressentie comme brutale et unilatérale.

    Mais il y a de l’espoir. J’espère sincèrement que tout va se corriger dès le départ de Bush. J’aimerais que le futur président arrive vite à Washington pour remettre le pays en ordre. Autant pour l’économie que pour la politique.

    Bush ne restera pas comme le meilleur stratège que le pays aura connu. Il y a du boulot pour le prochain locataire de la Maison Blanche!

  3. Olivier de Montréalon 28 Feb 2008 at 11:39

    Méchant commentaire, hein? ;)
    Ça doit être mon record, en longueur… ;)

  4. Guyon 28 Feb 2008 at 11:56

    Toute une longueur en effet!!! ça fait du bien en fait. Pas beaucoup de polémique ici.
    En fait, tu as peut-être raison j’admire encore les USA de Clinton. Pour moi, Bush est un cauchemar… Une honte, mais une honte terminée.
    Que ce soit McCain, Obama ou Clinton, le temps des Néo-conservateurs est terminé!
    Moi, je suis déjà enthousiaste et j’anticipe sur ce départ.
    En fait, on se rejoint quand tu dis:
    “J’espère sincèrement que tout va se corriger dès le départ de Bush. J’aimerais que le futur président arrive vite à Washington pour remettre le pays en ordre.”

    En fait, c’est comme l’empire Romain dans un sens… L’empire Romain a apporté la paix et la prospérité. On peut dire ce que l’on veut, mais l’empire Romain a été une époque d’innovation et de progression. Les gens pourtant disent souvent que cet époque était néfaste, mais entre l’empire Romain et la royauté absolu du moyen-âge…

    J’ai souhaité vivre en Europe très longtemps. J’avoue que j’ai été déçu. Malgré les discours, l’Europe n’est pas un endroit bénie. Il y a la France et l’Allemagne et les autres. Il y a aussi des luttes de classe que je vois quotidiennelent à Neuilly et qui me répugne, des reliquats de l’aristocratie. Si j’idéalise l’ère Clinton, je trouve que tu idéalise l’europe. Les deux côté de l’Atlantique ont leur défauts et je ne crois pas réellement que l’un surpasse l’autre.

    Ce qui me préoccupe vraiment, c’est cette tendance à opposer l’Europe au USA qui fait le jeu des pays comme la Chine et la Russie. L’occident n’a accompli qu’une grande chose, c’est la démocratie et les libertés individuelles. Qu’on le veuille ou pas c’est le $ et sa force qui a permis aux valeurs occidentales de prospérer. L’Europe ne pourra jamais rivaliser avec la Chine et la Russie parce qu’elle dépendra toujours des ressources extérieures à ses frontières.

    On aura beau dire que la dette américaine est énorme. Elle ne totalise que 36.8% de son GDP, contre 66,6% pour la France et 65,3 pour l’Allemagne. La croissance européenne peine à frôler les 2,3% et on considère que les états-unis sont en récession avec 2,5% de croissance. Ont a fait un gros plat de la baisse des ventes aux détails aux USA de 0,4% en Janvier suite au scandale des subprime, mais personne n’a parlé de la hausse de 0,3% prévu en février. Les subprime? C’est déjà du passé. Les USA ont la grippe, mais une grippe se soigne avec en quelques dodos.

    Pour pouvoir déclarer que l’économie est en récession, il faut que le PIB diminue pendant six mois consécutifs. Or, pas un seul mois de déclin n’a encore été enregistré. Le PIB américain a même augmenté de 4,9% au cours du 3e trimestre de 2007, sa meilleure performance depuis 2003. Quant au taux de chômage, il est passé de 4,7% à 5% le mois dernier. Ok, il accuse une hausse, mais les mêmes analystes qui crient à la catastrophe aujourd’hui oublient qu’un taux de 5% était encore récemment associé au plein-emploi.

    Même si l’économie américaine affiche des soubresauts, elle demeure robuste et a toujours fait preuve d’une remarquable résilience dans l’adversité.

    Voici ce qui est advenu de la croissance mondiale lors des périodes de récession depuis 1980:

    -Récession au début des années 80: croissance de 1,83%.

    -Récession au début des années 90: croissance de: 2,25%.

    -Récession au début des années 2000: croissance de: 2,50%.

    Ce que je pense, c’est que de parler d’économie ralenti, fait le jeu des politiciens américains. Les démocrates parce qu’ils peuvent proposer du changement et les républicains parce qu’ils peuvent dire qu’ils sont les seuls à pouvoir vaincre la crise.

    Finalement les USA se débarrasse de Bush, mais la France débute avec Sarkozy et l’Europe aussi…

    En matière de politique internationale, Bush a été un imbécile. Par contre, lorsqu’on regarde ce qui se passe en Afganistan ou des canadiens (3000) sous-équipés meurent en affrontant des Talibans alors que l’Angleterre (6.500), Allemagne (3.000) et la France (800) qui ont des troupes supérieurs en nombre restent dans un rôle de gardien de la paix…une façon polie de dire planqué à Kaboule. Je ne suis pas sûr que la politique étrangère de l’Europe soit plus sage. Le Rwanda, la Somalie, le Tchad… des pays dévastés et en guerre civile qui bénéficiaient de la politique bienveillante de l’Europe.

    J’ajouterai un dernier truc. Je suis le premier surpris de mon attachement pro-américain découvert en m’expatriant. Le plus important dans tout ça, je crois que le Québec est le meilleur endroit au monde :-) Vivement le pays!

    Il ne faut pas tous mélanger par contre: politiques étrangères, Bush, Europe vs USA, etc. Il reste que je trouve que la hausse de l’euro n’est pas une si bonne chose… Surtout avec la Chine qui triche sur le Yuan.

  5. Olivier de Montréalon 28 Feb 2008 at 13:07

    Oui, c’est intéressant de débattre. :)

    Les néo- conservateurs sont encore au pouvoir pour un an. Pourvu, pourvu que Bush ne décide pas d’achever son mandat par un coup d’éclat en attaquant l’Iran, par exemple. Attaque de l’Iran que soutient John McCain, d’ailleurs.

    On ne peut pas comparer l’Empire Romain et l’ “empire américain”. 2000 ans séparent ces deux époques. Ça n’a rien à voir. En revanche, le “déclin de l’empire américain” (pour faire un clin d’oeil à un réalisateur d’ici) peut se comparer avec le déclin de l’empire britannique, amorcé en 1914 et achevé en 1945.

    L’empire romain a tenu près de 500 ans, surtout grâce à la force, mais aussi grâce à l’intégration des pays conquis, même en terme de citoyenneté pour ses habitants (Trajan était d’une famille de notables (romains) d’Espagne, comme Hadrien; Septime Sévère était d’une famille de Libye…). L’histoire romaine n’est pas linéaire. Il y a eu des événements marquants comme la montée du Christianisme… Et puis si la chute de Rome a été progressive en occident, l’empire romain d’orient (Constantinople) a tenu jusqu’au milieu du Moyen-Âge!

    Le Moyen-Âge, ce n’est pas non plus cette époque de barbares qu’on nous peint dans les films. C’était un modèle de société différent, avec ses codes (la chevalerie, l’amour courtois…), ses valeurs, son système politique et économique (le servage), son art (les cathédrales)…

    Ce qui risque de se passer aux Etats-Unis, c’est plutôt un déclin progressif à la britannique, ou alors une chute plus brutale cpmme en URSS en 1990. On verra bien.

  6. Olivier de Montréalon 28 Feb 2008 at 13:21

    >

    L’Europe ne se résume pas à Neuilly, heureusement!! Ni même à la France.

    >

    Oh, je n’idéalise pas l’Europe. Je connais bien ce continent et ses défauts tu sais. Mais j’observe tout de même que depuis 1989 (je passais mon bac), le continent entier a changé et que des tas de progrès ont été faits. Maintenant, je trouve tout ça nettement insuffisant.
    En revanche, je pense que les États-Unis ont cédé à la facilité en fondant leur économie sur le crédit et la consommation, sans soutenir leur industrie. Heureusement qu’il reste l’étonnante capacité d’innovation, là-bas. Et un fond optimiste que j’apprécie.

    >

    On oppose le monde entier, aux Etats-Unis. Les Etats-Unis n’ont jamais été aussi isolés que depuis que Bush est au pouvoir, en dépit de l’immense courant de sympathie en leur faveur après septembre 2001.
    Malheureusement, c’est la conséquence directe de la politique des néo-conservateurs.

    La Russie est devenue une autocratie, et la Chine est encore une dictature.
    Malheureusement, les États-Unis se sont abaissés au niveau des régimes autoritaires (Abu Ghraib, Guantanamo, torture, invasions, etc… ), alors qu’ils représentaient le modèle à suivre. Plus personne ne croira le gouvernement américain quand il vantera les droits de l’homme. Les dégâts sont ici considérables, c’est dramatique.

  7. Olivier de Montréalon 28 Feb 2008 at 13:21

    (zut, un morceau de mon commentaire a été effacé) :-(

    ***Note de Guy, c’est pas ma faute :-)

  8. Olivier de Montréalon 28 Feb 2008 at 13:31

    Sur la dette: le problème vient que le gouvernement américain a aujourd’hui besoin qu’on lui prête plus d’1 milliard par jour pour tenir ses comptes. C’est la Chine qui paye, et c’est dangereux. Un jour la Chine voudra en avoir pour son argent.

    On ne peut pas compter sur l’épargne populaire, puisque les gens sont endettés (alors que les Français, par exemple, épargnent plus qu’ils ne s’endettent).

    Ce qui est grave c’est le combiné dette publique + dettes privées + déficit budgétaire + déficit commercial. En gros: on doit plein d’argent, et on continue de vivre au dessus de ses moyens. Arrêter la guerre en Irak serait déjà un début de réponse.

    – on considère que les états-unis sont en récession avec 2,5% de croissance. –
    ils y vont tout droit, pourtant…

    – Les subprime? C’est déjà du passé. —
    Je ne pense pas. Pas du tout.
    Au contraire, ça a des conséquences sur les autres pans de l’économie, à commencer par l’automobile.

    – les USA se débarrasse de Bush, mais la France débute avec Sarkozy –
    Oui, et c’est regrettable!

    Pour la politique étrangère de l’UE, le problème c’est qu’il n’y en a pas encore. Chaque pays fait encore son petit truc dans son coin. Normalement, ça devrait s’arranger l’année prochaine. Moi, j’attends de voir.

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