Apr 07 2008

Fier des Français aujourd’hui

Publié par Guy at 17:42 dans Actualité

Et oui, j’ai eu des coups de gueule sur ce blog parfois, mais aujourd’hui j’étais fier des Français. Ils ont la réputation de faire des grèves un peu pour tout et rien, mais aujourd’hui j’étais pleinement d’accord avec eux. La flamme Olympique a été sérieusement mis à mal sur son parcours. J’étais scandalisé il y a quelque années quand les jeux olympiques ont été remporté par Pékin… avec les évènements au Tibet, une grande partie de Paris (comme Londres avec 30 arrestations) a décidé de montrer au gouvernement chinois qu’il ne pourrait pas sans sortir.  Les perturbateurs ont eu tellement de succès qu’il a fallu faire monter la flamme dans un autobus, pour la protéger… J’espère que Montréal en fera autant.

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AFP

Signer cette pétition si la cause Tibétaine

Le passage de la flamme à Paris tourne au fiasco

Agence France-Presse

Paris

Les manifestants pro-Tibétains ont harcelé lundi les porteurs de la flamme olympique à Paris, obligeant finalement les organisateurs à interrompre le relais avant son terme et transformant cette journée en véritable fiasco, après une étape londonienne déjà chahutée.

Malgré une très forte présence policière, les organisateurs chinois, harcelés par les militants depuis le départ de la Tour Eiffel à la mi-journée, ont jeté l’éponge. Ils ont décidé d’annuler les derniers relais et de convoyer la flamme en bus jusqu’à son lieu d’arrivée, le stade Charléty, dans le sud de la capitale. Au moins une personne, un caméraman de télévision, a été blessée dans les échauffourées.

La Chine n’avait pas réagi lundi soir aux événements parisiens, mais l’agence Chine nouvelle a condamné les incidents de la veille à Londres, estimant qu’ils constituaient «une violation grave de l’esprit olympique». Lundi dans la nuit, le journal de la télévision centrale chinoise a brièvement évoqué les incidents de Paris, sans donner de détails.

La flamme olympique devait quitter la France lundi soir à destination de San Francisco. Trois militants pro-Tibet ont escaladé lundi des haubans du célèbre pont du Golden Gate à San Francisco. Ils ont déployé, une fois hissés à bonne hauteur, un drapeau tibétain et une banderole disant «one world, one dream, free Tibet» (un monde, un rêve, libérer le Tibet).

Le relais parisien a été interrompu au niveau de l’Assemblée nationale, où une quarantaine de députés de tous les groupes politiques ont manifesté, ceints de leur écharpe tricolore, dans l’enceinte du parlement, dans le jardin donnant sur le pont de la Concorde. Tous scandaient «Liberté pour le Tibet», avant d’entonner la Marseillaise.

La confrontation entre manifestants et forces de l’ordre a parfois pris un tour brutal. Au moins 20 personnes ont été interpellées. Toutes avaient été relâchées en fin de journée sauf une, placée en garde à vue.

Un caméraman de France 2 a été blessé après avoir été frappé par les forces de l’ordre. Il a perdu connaissance une dizaine de secondes, s’est relevé, mais a dû être conduit à l’hôpital.

Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, a déploré que les Jeux olympiques de Pékin «tournent à la farce sinistre avant même d’avoir commencé». Le Secrétaire d’État aux Sports Bernard Laporte a simplement déploré les incidents, affirmant: «J’aurais préféré que ça se passe autrement (…) les défenseurs des droits de l’homme ne respectent pas les autres».

Une cérémonie prévue devant l’Hôtel de Ville a été annulée à la demande des officiels chinois, alors que des élus venaient de déployer sur la façade une banderole de l’association Reporters sans frontières (RSF) montrant des menottes figurant les anneaux olympiques, ainsi qu’un drapeau tibétain.

Dans trois lieux symboliques, sur la Tour Eiffel, sur les Champs-Élysées et sur la façade de Notre-Dame de Paris, les militants de RSF ont réussi à déployer leur banderole.

Lundi, le président du Comité international olympique (CIO) Jacques Rogge a appelé à Pékin à une résolution pacifique de la crise au Tibet et condamné l’usage de la violence. «Le CIO a exprimé sa vive inquiétude et appelé à une résolution rapide et pacifique au Tibet», a-t-il déclaré.

«Quelle que soit la raison, la violence n’est pas compatible avec les valeurs de la flamme olympique ou des Jeux olympiques», a affirmé M. Rogge, qui doit présider dans la capitale chinoise à partir de mercredi la commission exécutive du CIO.

Un impressionnant dispositif de sécurité, digne de la protection d’un chef d’État, avait été mis en place à Paris avec pas moins de 3000 policiers, sur terre, dans les airs et même sur la Seine. La protection rapprochée de la flamme était composée de 65 motards, 100 policiers en rollers et autant de pompiers de Paris joggeurs.

La torche devait initialement être portée par 80 relayeurs sur les 28 km du parcours.

 Le Figaro 

Pékin censure
les écarts parisiens

De notre correspondant à Pékin Jean-Jacques Mevel
07/04/2008 | Mise à jour : 22:35 |
Commentaires 4

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La télévision chinoise évoque les perturbations sans diffuser d’images et blâme les extrémistes tibétains.

La propagande chinoise colle à son scénario : la télévision d’État a brièvement évoqué lundi sans les montrer les «perturbations» qui ont émaillé le parcours de la torche olympique dans Paris, faisant porter la faute à une poignée d’extrémistes tibétains par ailleurs isolés dans une foule jugée chaleureuse.

Le grand journal du soir de la télévision nationale CCTV, diffusé à partir de 19 heures (13 heures à Paris), a occulté les premiers heurts, peu après le départ du cortège de la tour Eiffel. Dans la nuit, les chaînes d’information continue comme CCTV 9 ont mentionné des incidents, mais sans fournir d’images ni avancer d’explication. Les chaînes d’État, seules auto­risées à émettre en République populaire, avaient procédé de la même manière la veille lors du passage mouvementé de la torche dans la capitale britannique.

À destination de 1 350 millions de téléspectateurs chinois, l’«affront fait à l’esprit olympique» est uniquement l’affaire d’une minorité d’exilés tibétains, amplifiée «par une presse occidentale biaisée».

Les seules images diffusées de la contestation montrent, en plan éloigné, un homme seul qui tente en vain de s’emparer de la torche olympique, à Londres. Le commentateur le présente comme tibétain. Rien n’est dit sur les défilés protestataires ni sur les critiques croissantes que la Chine essuie à propos des droits de l’homme.

La même conspiration, mêlant le dalaï-lama et la presse étrangère, est répétée depuis trois semaines pour expliquer les émeutes à Lhassa et dans plusieurs dizaines de villes du Tibet historique.

L’agence officielle Chine nouvelle et Le Quotidien du peuple, deux institutions qu’il est difficile de présenter en modèles d’émancipation, viennent même d’offrir une leçon de journalisme : «Les médias occidentaux prétendent à la vérité, mais leurs écrits les trahissent. Leurs reportages ne méritent que la honte qui tache leur réputation», écrit Meng Yang, rédacteur en chef du journal du PC.

Qu’elle vienne de Paris, Londres ou Lhassa, cette présentation de la réalité joue sur la corde d’un patriotisme à fleur de peau. Pour la quasi-totalité des Chinois, privés d’information indépendante, la République populaire est la victime de calomnies, à l’heure où elle s’apprête à fêter son essor et son dynamisme avec les Jeux de Pékin.

Sur Internet, la presse étrangère est violemment attaquée pour ses «mensonges», une campagne que le feu vert officiel ne peut expliquer à lui seul.

Le précédent de la fièvre antijaponaise

Comme lors des manifestations contre le Japon en 2005, le temps paraît cependant compté avant que le régime ne cherche à faire rentrer le mauvais génie de la démagogie dans sa bouteille.

Il y a trois ans Pékin avait fini par admettre que la fièvre antijaponaise, en s’emparant des rues, nuisait à ses intérêts économiques et commerciaux. Demain, elle pourrait s’apercevoir que dénoncer «la main noire» de l’étranger est peu compatible avec un idéal olympique que la direction chinoise sert à toutes les sauces.

Pour Pékin, la gestion de la censure devient aussi chaque jour plus acrobatique.

Jacques Rogge, président du Comité international olympique dont les médias chinois ont jusqu’ici vanté l’impartialité, en a fait les frais lundi.

Venu dans la capitale chinoise pour une assemblée des comités olympiques nationaux, il a appelé à «une résolution rapide et pacifique au Tibet», soulignant que «la violence n’est pas compatible avec les valeurs olympiques». Pris à contre-pied, les médias chinois n’en ont pas soufflé mot.

2 Responses to “Fier des Français aujourd’hui”

  1. Olivier de Montréalon 29 Apr 2008 at 13:33

    Je ne pense pas que Montréal était sur le parcours de la flamme… si?

  2. Guyon 29 Apr 2008 at 14:25

    Nop, apparemment pas, mais je pensais que si

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