Feb 06 2008
La peur des Parisiens
Lorsque je suis rentré du cinéma, la ligne de métro qui mène jusqu’à chez moi était encore en panne. Comme j’étais à 6 stations, j’ai fais aller mes petits pieds. Une occasion pour moi de réfléchir à des trucs inutiles comme je sais si bien le faire.
Le sujet de ma réflexion: la peur des parisiens. Il y a beaucoup de stress à Paris. Il est palpable. Il suffit d’y être quelques minutes pour le sentir. Pourquoi ce stress. Pour moi la réponse, c’est peut-être la peur.
Je me promène souvent dans Paris à pied vers minuit ou 1 heure le matin. Pour des raisons diverses, parfois panne de métro ou simplement parce que j’ai envie de marcher. Donc, je marche un peu partout et jamais je ne me suis senti en danger ou effrayé. Alors, pourquoi je parle de la peur des parisiens?
Un truc surprenant depuis mon arrivé ici, c’est les grilles aux fenêtres. Toutes les fenêtres sont grillagées. En fait, tout ce qui a un contact avec la rue est protégé… parfois même le deuxième étage. Des grilles, des systèmes fermetures, des digicodes, plusieurs portes d’entrée verrouillées. C’est comme mon appartement: un digicode, une porte grillagée et une énorme porte en bois pleine qui se ferme à double-tour avec système de barres latérales. D’ailleurs, c’est ici que j’ai compris le sens de l’expression à double-tour. Pour un Québécois comme moi qui oublie de verrouiller ses portes une fois sur deux depuis 30 ans, cela surprend. Je dirais même que des fois, je me fais la réflexion que les maisons avec leurs clôtures et etc. sont encore construit comme des châteaux féodaux.
L’autre point Paris est une ville multiethnique, polyglotte et étendue. A cause probablement de la “mauvaise” intégration des immigrants, ceux-ci font souvent le choix de continuer à parler le dialecte de leur pays “d’origine” et même de le transmettre à leur enfants qui n’ont jamais vu le pays de leurs parents. Résultat, dans les rues de Paris ça parle parfois toutes les langues sauf le français. C’est peut-être une des sources de peur… Tous ces autres! Toutes ces cultures qui se côtoient dans un même espace. Des cultures qui ont souvent été en guerre dans d’autre partie du monde, qui doivent cohabiter ici et qui traînent des histoires d’ailleurs. Il y a des tensions palpables parfois. Dans mon propre bureau, je connais un Arménien et un Turc qui se déteste à cause des histoires de génocide. Ils n’ont même pas transporté leur haine, ils sont né ici. Mais les histoires se racontent de génération en génération et le migrant de deuxième génération (qui n’ont jamais vu le pays de leur parents) sont à la recherche de leur identité et parfois la violence et la haine son facile à adopter. Surtout quand il est plus difficile de se trouver un emploi à cause de son nom ou de sa couleur. Bref, il y a beaucoup de tension à Paris et souvent de peur et s’est surprenant dans une ville aussi belle.
Il y aussi une bonne part de légende urbaine selon moi. Des gens au bureau me racontent que dans certain quartier, il suffit de se stationner au mauvais endroit pour se faire dépouiller etc. Pourtant, mes pas m’amène partout et sans inconvénients… Ok, je fais plus de 1m83 et je pèse 100 kg, mais je vois des africains qui me font passé pour un nain. Un type armé ne se soucis pas de la taille s’il veut détrousser quelqu’un. Il y a d’autre truc, j’habite dans une quartier pauvre: Clichy, sur ma ligne de métro (la 13), il y a constamment des messages pour dire de faire attention au pick-pocket.
Sans oublier que le Président actuel: Sarkozy a fait campagne sur la sécurité intérieur et la peur.
Montréal est une ville de 3.2 millions d’habitants et il y a environ 40 meurtres par année. Dans la région de Québec il y a près de 700 000 et environ 10 meurtres par an. Comme indicatif de violence, on peut dire que les villes où j’ai vécu n’était pas violente. Je n’ai pas trouvé de statistiques sur les meurtres à Paris, mais malgré tout ce qu’on me dit je ne vois pas réellement de truc autre que l’indifférence qui me fatigue dans les rues.
Bref, comme dans toutes les villes ici ont parle violence et cela motive un climat de peur qui se traduit dans l’architecture, dans les mentalités et dans les façons d’agir. Par contre, Paris est un endroit qui me semble calme et tranquille… Il est difficile pour moi d’imaginer les “légende urbaine” qu’on me raconte sur la ville. Est-ce le propre des grandes villes d’inspirer la peur aux habitants, alors qu’auparavant c’était la forêt? Marilyne Manson disait dans un documentaire de Mickael Moore que les gens aiment avoir peur pour se rassurer sur leur vie…

Je ne veux pas te contredire, mais il n’y a eu qu’un meurtre à Québec l’an dernier…
Ton sens de la nuance m’étonnera toujours. Je ne peux pas répondre à chaque fois, mais une fois de temps en temps ne peut pas faire de mal…
1) Tu demanderas à Geneviève si cette peur ne peut pas être (quelquefois) justifiée…
2) J’ai habité 6 ans à Paris sans avoir de problème et en ne me privant pas de sortir le soir et de prendre le métro (on ne peut pas dire que ma forte carrure ait pu impressionner le moindre voyou…)
3) Paris = 11 millions d’habitants
4) Souviens toi de ta paranoïa quand tu es arrivé à New York (tu sais, quand tu me collais dans Central Park pour que je ne me fasse pas attaquer et que je me suis super énervée…)
5) Je me souviens encore de la coloc d’Hélène qui ne voulait pas sortir seule de chez elle (rue Myrand) le soir pour aller au Provigo à 50 mètres de peur de se faire attaquer…
6) Comme société basée sur la peur, la France n’a rien a envier au Québec et à encore bien du chemin à faire (parce qu’au Québec, il faut se méfier du gras trans, du gras tout court, des microbes, bactéries et autres bibites, des glaçons au Mexique, de la vieillesse, du diabète, de l’obésité…)
7) On rajoute 2 lettres à Paris et on en fait un Paradis…
Bisous coloc !
Bien joué coloc! V’lan dans les dents.

Peut-être devrais-je parler de la Peur des gens de Neuilly
Moi, je me suis fait attaquée au Métro Saint Michel à 19h le soir. Le mec, ses mains partout dans l’escalier. Moi, j’étais figée de peur. Les passants, comme si de rien n’était.
Le temps de me ressaisir avec quelques sacres et je me suis dégagée.
Je me suis fait suivre au métro La chapelle. Et oui, j’ai eu peur!
J’en passe.
L’année passé, un gars poignardé au métro…Témoin!
Mais je ne me suis jamais empêchée de rien. J’ai fêté le 14 juillet et dansé au Moulin Rouge! = )
Chaque voyage est personnel apparemment…
Je ne savais pas qui t’étais arrivé tout ça.
L?autre point Paris est une ville multiethnique, polyglotte et étendue. A cause probablement de la ?mauvaise? intégration des immigrants, ceux-ci font souvent le choix de continuer à parler le dialecte de leur pays ?d?origine? et même de le transmettre àa leur enfants qui n?ont jamais vu le pays de leurs parents. Résultat, dans les rues de Paris ça parle parfois toutes les langues sauf le français et ça surprend. C?est peut-être une des sources de peur? Tous ces autres! Toutes ces cultures qui sont en guerre dans d?autre partie du monde et dont les parents ont ramené leurs préjugés
Tu sais, il y a beaucoup d’ethnies à Paris, des africains, des magrebhins, des asiatiques, ect… Ils parlent tous leur langue d’origine, mais ce n’est pas pour cela que laur pays d’origine est en guerre…C’est plutot toi qui a des prejugés à ce niveau la…
je ne te demande pas de te justifier Guy, j’essaye juste de te faire comprendre une chose.
La prochaine fois, quand tu seras dans le métro ou dans la rue et que tu entendras parler marocain, sénégalais, chinois, ne te dit pas “Toutes ces cultures qui sont souvent en guerre dans d’autre partie du monde, qui doivent cohabiter ici et dont les parents ont ramené leurs préjugés.”
Car ces pays la ne sont pas en guerre, tous les pays africains ne sont pas en guerre, et ils ne ramènent pas de mauvais préjugés, ils ont simplement fuit la misère de leur pays, c’est une tout autre chose.
Tu vis à Paris, tu devrais t’intéressé un peu plus à leur cas, ça te ferai comprendre des choses. Mes parents ont fui la guerre et ils n’ont pas ramené leur mauvais préjugé, car ils ont fuit un massacre, et étaient bien heureux de s’en sortir.
Sur ce, je te laisse méditer.
* J’ai regroupé les commentaires Pour qu’on se retrouve
Ouais, maudits mots qui disent jamais ce qu’on veut dire. Tu as raison. Comme on dit chez nous, “je me suis fourré”. Je voulais pas dire que les gens ont des préjugés, mais que les gens passent leurs préjugés à leurs enfants dans le sens que je connais un type né en France qui se dit Turc même après avoir vécu 26 ans à Paris et qui déteste les Arméniens. Pour moi, il est français qu’est-ce qu’il a à faire de ces vieilles querelles?
Quand on tourne les coins ronds, ça nous reviens dans le visage.
Je vais arranger ça merci
Mais est-ce que personne n’a les statistiques sur les meurtres a Paris?
Dans le grand Londres depuis 1 janvier 2008 il y a eu 24 meurtres commis par les jeunes, moins que 18 ans. Deux tier noir sur noir. Arme blanche ou rovolver.
Et a Paris?
Gordon