Apr 09 2008
La valse des soupers
D’abord en France, on ne dit pas souper, on dit dîner… Et pour le dîner on dit déjeuner et pour le déjeuner on dit petit déjeuner, mais moi je dis souper parce que ce site est en fait une zone diplomatique protégée rattachée à l’ambassade.
Et toc, si je veux bon!
Un simple petit notice pour dire qu’après le festival personnel de théâtre que je me suis fait en février et bien j’allais débuter un festival de bistrot dans les prochaines semaines. L’occasion pour moi de côtoyer des amis avant le retour. Aussi d’ajouter des souvenirs et de tisser plus serrer des liens avec des gens que j’ai parfois retrouvé à Paris, d’autre fois découvert au hasard des jours et des soirées ou plus simplement juste de garder de meilleurs souvenirs de personnes que les vagues du temps emporteront peut-être au loin…
Je sais que les amitiés perdurent avec le temps et avec la distance puisque j’ai beaucoup d’amis aux quatre coins du monde ou juste du Québec que je vois peu, mais avec qui j’ai des liens très solide. De la même manière qu’au Québec, j’ai fréquenté beaucoup d’européens qui ont vécu au Québec et qui sont retournés chez eux au bout de 1 an ou 2 ans. Je les ai vus partir, avec tristesse en ne comprenant pas trop ce qu’ils vivaient eux-même à l’époque. Maintenant, je sais ce que veut dire quitter des gens et une vie adoptive pour un retour vers sa vrai vie. C’est une espèce d’impression de dédoublement et d’étirement. La joie du retour, la tristesse du départ et aussi l’hypothèse folle qui effleure notre esprit de ne pas repartir.
Bref, hier soir je retrouvais quelques amis dans un restaurant turcs. Le vin était mauvais, la bouffe un peu trop cuite, mais autour d’une table pour 6 c’était l’occasion de blaguer et d’échanger encore une fois. C’est peut-être cela le plus beau dans un voyage partager la vie d’un autre durant un temps et savoir que la mémoire d’un moment restera pour toujours commune?…
Alors voici le portrait de ces quelques personnes qui ont fait partie de mon quotidien et que j’espère ne jamais oublier
Voici Encarnation une gentille Française d’origine italienne que j’ai croisé à quelques reprises depuis que je suis à Paris. Elle a le chic pour mettre de l’ambiance autour d’une table avec son franc parlé et son côté frondeur. Juste à côté c’est Vincent. Il a déjà vécu au Québec et est actuellement mon voisin à Clichy puisqu’il a un appartement à lui tout près de là où j’habite. Vincent est le maître des relations et surtout des mises en relation. Il m’a permis de retrouver des gens que j’avais perdu de vu, de me trouver de nouvelles fréquentions, il m’a invité à ces soirées et avec lui j’ai visité la Normandie et quelques autres endroits en France. Un chic type et, avis au dame, ce célibataire vaut le détour. Il doit connaître aussi tous les Québécois et les Parisiens qui ont vécu au Québec :-p Bref, ce type aura été un peu le pivot d’au moins 40% de ma vie sociale à Paris.
Juste à côté de Vincent voici Sylvain. Ce “monsieur retard” et un arrive souvent dans les conversations comme un chat au milieu d’un jeu de quille à toujours le mot pour rire et c’est avec plaisir que tout le monde l’invite partout. Je pourrais dire que je ne l’aime pas, parce qu’il m’a lavé au poker, mais ce n’est pas vrai donc je ne le dirai pas. Toujours partant pour la fête et les bonnes soirées, c’est aussi le seul de ce groupe d’ami à ne pas avoir mis les pieds au Québec… honte à lui. On lui pardonne parce qu’il est du nord (c’est presqu’un ch’tis) et qu’au final c’est un bien bon gars.
Voici maintenant un photo montage à partir d’un seul bras pour reconstituer Rod. J’avoue peut-être que le vin avait émoussé ma capacité de prendre de bonne photo (non, c’est une blague maman) ce qui explique que j’ai seulement son bras.

Rod, cest Le Rod. Il vient de l’île dans le vrai nord de la France, là où il fait tellement froid qu’à moins 2 degré on doit leur couper les orteils à cause du froid. C’est du moins ce que disent les Parisiens. Il a vécu à Québec durant plus de 2 ans et je l’ai rencontré à l’université Laval. Rod à la particularité de jouer au hockey. En France, c’est vraiment rare et en plus il joue bien parce que à Québec j’ai joué contre lui dans une ligue de garage. Bref, en pleine fièvre du hockey à Montréal, j’ai pu discuter du Canadiens de Montréal avec lui! ça fait du bien au pays du football.
Voilà pour ce souper et pour ces gens que je quitterai bientôt.

