Jan 23 2008
Les mendiants
Le truc qui choc
Quand on prend des vacances à l’étranger, on ne voit que les beautés de l’endroit. Lorsque voyage, on voit les différences culturelles; mais lorsqu’on vit en expatrié… On côtoit le moins beau et le quotidien. Un peu comme lorsqu’on découvre le matin, que notre nouvelle amante a mauvaise haleine le matin.
Il n’y a pas un jour qui passe sans que je sois happé de plein fouet par la pauvreté a Paris. Il y a beaucoup de mendiants. Trop. Des fois j’en suis chamboulé.
Hier, j’ai pris le métro trois fois: pour aller au boulot, pour aller manger et pour revenir à la maison. A une station achalandée, il y avait un clochard qui dormait sur un banc. Lors de mes trois passages, il était là… Ce matin aussi. Un type auquel personne ne parlait. Manteau déchiré, barbe hirsute, des souliers troués et une couverture grasseuse. Un type blanc, pas un immigré victime de préjugé… Un type qui avait eut des rêves dans sa jeunesse et qui aujourd’hui était échoué sur un banc, sans que personne ne se préoccupe de lui; Neuilly oblige. Je lui ai laissé 4 euros dans son someil. Ce soir, il n’y était plus. Où est-il?
Lundi, 9h du matin, une dame jouait du violon a ma station de train, lorsque je suis passé vers 20h le soir, elle jouait encore. Une petite affiche pour expliquer son besoin et la boîte du violon pour amasser les sous. Elle avait joué toute la journée.
Ce soir, un vieille homme chantait sur le quaie de train et quémendait… Il chantait si mal que s’en était humiliant probablement. Chaque jour, je croise des gens dans le métro qui mendit. Parfois, plusieurs dans une même station. Ce n’est pas comme à Montréal, avec des mendiants professionnels qu’on finit par connaître. Non, ici, ce sont toujours de nouveaux anonymes des laissés pour compte. Je ne dramatiserai pas il y a surement aussi des profiteurs, mais on les devine ceux-là.
Il n’y a pas que les mendiants. Il y a les sdf. Ce sont des “sans domicile fixe”. Des gens qui sans papiers, sont arrivés en France on ne sait comment et vu les coûts des loyers à Paris n’arrive même pas à se loger. Ils vivent parfois en famille dans des tentes.
Je ne peux pas comprendre. La France est un si beau pays. Un endroit cité en exemple dans le monde pour ses programmes sociaux et pourtant je n’ai jamais croisé autant de mendiants même a New-York. Il y a des Mercedes, des Rolls Royces dans les rues huppés, il y a beaucoup de richesse et tellement de gens avec rien.
Lorsque je suis arrivé en septembre, j’habitais près de Notre-Dame dans un beau quartier et il y avait au moins 5 pauvres types qui dormaient par terre autour de l’hôtel. Des visages qui me sont devenus familiers à force de les voir la tête sur le trottoir. On les voit très tôt prendre place sur les bouches d’aération des métrs pour avoir de la chaleur durant la nuit.
Est-ce le propre des grandes villes? Est-ce parce que la France est un carrefour européens et que tant de nationalités si précipitent pour améliorer leur vie? Je ne parle même pas des cités avec ses miliers d’habitants qui vivent dans la violence, dans la pauvreté et qui sont exclus à cause des préjugés. Je ne sais pas, mais c’est triste.
Officiellement, le taux de chômage s’établit en moyenne entre 7,5 à 8.6% en France. Le baromètre Marianne (un magasine d’actualité de gauche) l’estime à 18% de la population en âge de travailler. Mes yeux , ce que je lis et entend à chaque jour, me porte à croire le magasine. Il y a les chômeurs officiels et les chômeurs “cachés” : les chômeurs à temps partiel,l es chômeurs en préretraite,les chômeurs en formation et ceux en contrat formation travail (donc sans véritable revenu).
Parfois, je pense au Canada, ce régime politique que je déteste et je me dis… Que celui-ci est quand même bien. Des fois, je pense au Québec et a sa naïveté de jeune nation non-reconnue et j ‘oublie ses défauts. Chaque monument, chaque belle visite me rappelle la grandeur de la France, mais chaque mendiant me rappelle la misère du monde… qui ne se voit pas tellement chez nous.


Bienvenue dans la réalité française…. Bon il faut un peu nuancer mais sur les grandes lignes c’est ça notre pays ! Vivement que l’on cesse les effets d’annonce et que l’on s’oocupe des vrais problèmes !
Malheureusement, c’est pareil à Montréal, tu sais… Vers Berri-Uqam, ou le Village, où on voit des gens dormir avec leurs chiens sous les porches de magasins… ou dans les couloirs du métro, aussi.
Je pense qu’on en voit moins en hiver au Québec, parce les nuits glaciales y sont courantes et qu’on ne peut pas dormir dehors. A Paris, il fait moins froid.
Paris ou Montréal, Québec ou France, c’est de toute façon une tragédie que des gens soient obligés de dormir dehors.
Je ne sais pas Olivier, j’ai habité de 1995 à 2003 à Montréal; J’habitait Montréal-Nord en plus. Sincèrement, il y avait du mendiant professionnel… Des gens russés qui profitaient des touristes. Mais je n’ai jamais vu autant de mendiant et de gens à la rue qu’ici. J’habite à Québec et il y en encore moins.
Je pense sincèrement qu’il y a un fossé énorme en France entre pauvre et riche.
Sans compter que le phénomène des SDF n’existe pas au Québec.