Mar 21 2008
Besslâma Tunisie
Sur les routes de Tunisie
Je suis de retour à Paris, mais je suis toujours là-bas…
Peut-on jamais sortir du désert?
C’est le début de mes textes sur mon séjour dans le Sud de la Tunisie. La porte d’entrée du Sahara, la porte d’entrée sur un autre monde…
Revenu dans mon appartement vers 2hr du matin, Paris semblait respecter mon deuil du désert et portait ses habits pluvieux et grisâtre. Depuis mon retour, je me refuse à laisser l’ambiance de la “ville lumière” me perturber. J’ai dit de la Suisse que c’était un pays de cartes postales, mais le Sud de la Tunisie est un lieu insaisissable et fantasque. Si alterne des paysages lunaires d’une terrible dureté et des oasis aux palmiers élancé vers la conquête du ciel. La région de Tozer est un vaste décor conçu pour faire rêver ceux qui ne se ferment pas aux éléments qui les entourent.
Bien sûr, il y a la pauvreté, la misère et le manque de tout, mais que faire lorsque les habitants sont si fier de leur vie et semblent souvent plus heureux que nous..? Peut-on être malheureux pour eux? Est-ce le “fatalisme légendaire” de l’Islam qui m’étreint? J’ai adoré cette partie du monde.
Partie craintif et un peu au hasard, j’ai été happé par un univers qui n’était pas le mien et que je ne pouvais pas imaginer. J’ai fait quelques rencontres touchantes, j’ai vu un autre monde
J’ai senti la chaleur sur ma peau, le sable sous mes pieds, le soleil à travers mes vêtements, le roc et l’argile ont maltraité mes semelles, le vent et le sable ont fouetté mon visage, la poussière et le sel eux ont remplis mes narines et j’ai compris que le désert pouvait façonner les hommes… Les descendants des berbères et des Touaregs et les fils de l’Islam ne vivent pas dans le désert, ils en font parti… Parce qu’on ne peut que s’abandonner au désert. Voilà, ce que j’ai compris. Le fils de la neige et de la glace que je suis a un peu fondu sous le soleil du Sahara.
J’espère vous faire ressentir un peu ce que j’ai vécu avec les mots qui orneront les pages de ce site durant les prochains jours. “Choukrane” Tunisie.