Mar 22 2008

Le premier contact

Publié par Guy at 10:12 dans Anecdotes

L’arrivée et le dépaysement

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Je suis parti pour Tozeur et je ne savais pas du tout ce que j’allais y trouver. Je savais que mes référents pour ce genre d’endroit ne pouvait provenir que de films ou d’histoires racontées. Ce que j’avais pu lire, ce que j’avais pu entendre me dressaient tantôt un portrait noir et tantôt quelque chose de quasi mystique. En y allant avec Stéphanie, je gagnais l’avantage d’y aller avec quelqu’un qui avait vu le Maroc et elle de son côté voyager avec un type format Shrek ce qui lui procurait une certaine “sécurité”.

J’avoue que l’appel joyeux de l’exotisme et de l’inconnu s’accompagnait d’une forme de crainte. Surtout qu’une nouvelle (fausse) annonçait que de touristes autrichiens avaient été enlevés près de Tozeur le lendemain de l’achat de nos billets d’avion.

***

Nous sommes arrivé à l’aéroport et le soleil se couchait. Il n’y avait qu’une seule piste et l’avion a du revenir sur ces pas pour nous ramener au bâtiment de douane une fois atterri. La lumière déclinait rapidement. Il n’était pas possible de se faire une idée de l’endroit en descendant la rampe de débarquement. Là nous avons fait la file au milieu des touristes insouciants et des Tunisiens d’origine qui venaient probablement retrouver leur famille. Des policiers à la mine sévère scrutaient nos passeports. Un petit détour au comptoir de change où en échange d’une centaine d’euro ont me remet une somme en dinar assez impressionnante, puis c’est la sortie. Il fait noir. Des taxis arrivent et partent dans tous les sens. Nous en choisissons un, dont la carrosserie tout cabossé à vu de meilleurs jours. Le chauffeur part en trombe sur une route mal éclairée. L’ambiance est fixée, me dis-je…

On traverse la ville à toute vitesse et les gens s’écartent devant la conduite un peu folle du taxi, qui ne ralenti que lorsqu’un policier sur le bord de la route lui fait signe de se calmer. Je comprend que le conducteur de taxi veut probablement retourner rapidement à l’aéroport prendre d’autres touristes. Je regarde partout avec des grands yeux, la lumière de quelques réverbères percent faiblement la nuit et je vois des formes qui marchent mais sans trop voir les détails. Nous croisons un grand bâtiment très éclairé d’où des enfants sortent en courant et dont trois évitent de justesse de se faire faucher par la voiture.

- C’est une école, dis-je naïvement?

- C’est une mosquée, aujourd’hui être la fête du prophète et les enfants ont droit à la fête, me répond le chauffeur dans un français cassé.

Y’a des moments où on se sent un peu bête.

***

On arrive à l’hôtel, le chauffeur m’indique le montant de la course. Je comprend que je me fais arnaqué, mais je sais que j’aurais du négocier avant de le prendre. Il est trop tard. Donc, je paye c’est le métier qui rentre.

A l’hôtel, le personnel est plus sympathique. Trop. à la découverte des limites de notre portefeuille, la réception nous propose immédiatement 12 000 trucs pour notre séjour. On quitte l’endroit en promettant d’y réfléchir pour aller manger. Il fait encore plus noire et jamais l’impression de ne pas savoir où j’ai mis les pieds ne m’a autant saisie. On n’ose pas aller trop loin et on s’arrête au premier endroit. Rustique, mais très chouette. Une maison avec une terrasse au toit en branche de palmier. Là, c’est mon premier contact avec la bouffe local. Je prend une “pizza berbère”… deux espèces de gallettes de pain entre lesquelles est étalé une sauce aux tomates et des épices très fortes.

Retour à l’hôtel. On tombe sur un couple de jeunes touristes français (Nabi et Cécilia) qui se font proposer des forfaits excursions. On se joint à la discussion. On découvre qu’on veut sensiblement la même chose. On décide de se négocier un parcours en désert. Nabi est Tunisien d’origine et parle arabe, alors c’est une chance que je me propose de saisir. L’homme nous propose de nous trouver un 4×4 et un chauffeur qui nous trimbalera un peu partout et nous facilitera la vie. J’hésite. Je préfère me débrouiller seul. Ne peut-on se louer un 4×4? L’homme rit de moi et me dit que le désert c’est compliqué et que personne ne loue de 4×4, il n’y a que des autos qui ne nous mèneront pas au endroit que nous voulons voir. Bref, on conclu une entente. Le couple va se coucher. Moi, je vais sur la terrasse de l’hôtel.

Là un Tunisien nous approche et nous propose de partager la Chicha. C’est un instrument traditionnelle qui permet de fumer le tabac. Je ne fume pas et Stéphanie non plus, mais je décide de m’attabler avec l’homme pour observer et discuter un peu. Il me demande d’où nous venons et me dit qu’il aime les canadiens: “Ils sont gentils beaucoup. Il y a beaucoup de neige dans ton pays, n’est-ce pas? Ce n’est pas facile ça.”, ajoute-t-il en frissonnant. Il pose des questions et répond aux nôtres dans un bon français. Il vient du Nord (Tunis, la Capitale) et travaille à la Banque de Tunisie. C’est la partie du pays plus riche. En vacance avec sa famille, il relaxe et parle de la région qu’il adore.

Nous finissons par le laissé à sa chicha, mais la conversion aura calmée beaucoup de mes “appréhensions” sur le séjour à venir. Demain sera une bonne journée.

***

Durant la nuit, le silence est déchiré par un cri lent et plaintif . Je me réveille en sursaut, un peu nerveux… Je mets quelques instants à comprendre. C’est l’appel à la prière. Je me recouche en sachant qu’il me reste quelques heures de sommeil maximum parce que cette prière annonce le lever du soleil.

Palmeraie

Je me réveille réellement une dernière fois et constate que ma chambre donne sur une palmeraie… magnifique.

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Pas de doute, je suis ailleurs…

La Tunisie

C’est un départ en 4×4 avec Fadel le chauffeur… pour le désert!

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