Apr 08 2008
Une histoire d’immatriculation
Je viens du plus bel endroit au monde (si, si je vous l’assure, même si Paris vient juste après) et pourtant ma patrie le Québec me déçoit parfois…
Pour ceux qui se promène ici depuis mon départ, vous savez que j’habite en France et que j’ai quitté le Québec en septembre. Figurez-vous qu’il m’est arrivé une histoire drôle dernièrement… j’ai reçu en décembre une contravention pour stationnement illégale dans une zone de déneigement, alors que j’habite en France depuis un bout de temps déjà et que je n’ai plus de voiture depuis août 2007. Et oui, c’est impossible, mais c’est pourtant arrivé.
Pour comble du ridicule, même avec les preuves que je n’ai plus de voiture et que je suis à l’étranger la ville de Québec continuait à me poursuivre. J’allais être assigné en cour avec les ennuis que cela amène. Après avoir fait plein de démarche, je me suis résigner à être plus féroce et j’ai contacté des journalistes.
Après que la télé et les journaux s’en soient mêlé, mon histoire à droit à une fin heureuse la ville va annuler les procédures contre moi et la contravention.
Un gros merci a Éric Lévesque et MAnon Roy de TQS Québec et à Jean-François Neron du journal le Soleil qui se sont intéressé à mon histoire. J’espère que la cour municipale va réviser ces procédures. C’est surtout ça le plus important. C’est bien beau le flafla, mais je ne dois pas être le seul dans cette situation débile. Comme on dit, il y a des coups de pieds au cul qui se perdent pour certain fonctionnaire.
Bref, l’histoire est ici.
Erreur sur la plaque
Jean-François Néron
Le Soleil
Québec
Un homme de Limoilou, parti travailler trois ans en France, devra peut-être se résigner à faire l’aller-retour Paris–Québec pour défendre ses droits et éviter de payer 117 $ pour une infraction de stationnement commise au moment où il ne possédait même plus son automobile.
L’agent de la SAAQ lui remet même un papier, attestant que l’immatriculation de son véhicule n’est plus valide. M. Cardinal prend la plaque et la jette.
En décembre, quelle ne fut pas la surprise de sa copine, toujours dans la capitale, de recevoir un constat de la cour municipale de Québec adressé à M. Cardinal pour avoir stationné son automobile dans la rue Myrand pendant une opération de déneigement.
«J’appelle en me disant que ça allait être réglé en deux minutes», confie le principal intéressé. Mais non, la cour municipale lui réclame toujours les 117 $, plus de 300 $ aujourd’hui avec les frais. Et ce, même s’il a communiqué avec la SAAQ, la cour, l’ombudsman de la Ville, le ministère de la Justice, le Bureau des infractions et amendes du Québec et un adjoint du maire. Personne ne peut rien pour lui.
Échec et mat
Pourtant, M. Cardinal est victime d’erreurs commises par d’autres. La première est celle de l’agent de stationnement qui a inscrit sur la contravention un numéro de plaque qui n’est plus en circulation. La seconde revient à la SAAQ. Il devrait être indiqué quelque part que le numéro d’immatriculation n’est plus en vigueur.
«Ils ont sorti mon nom du chapeau. Peu importe qui paie, il leur faut un nom», raconte-t-il, qualifiant cette histoire de «ridicule». Pour lui, le plus enrageant demeure le fait que la SAAQ et la cour municipale savent qu’il a raison. La SAAQ pourrait fournir la preuve que le numéro d’immatriculation est bien disparu de la circulation, mais elle ne pourrait fournir de renseignements personnels que si M. Cardinal se présentait en personne. De son côté, la cour municipale ne peut faire de demande à la SAAQ parce qu’elle n’a pas l’autorité d’agir au nom de M. Cardinal. Sur tous les tableaux, le supposé «contrevenant» est échec et mat. Le dernier courrier reçu de la cour municipale lui suggère de faire annuler sa plaque à la SAAQ (chose qui a pourtant été faite le 2 août), de plaider non coupable et de se présenter au tribunal à une heure et une date qui lui convient.
«Je me sens nargué. Je ne vais pas me payer un billet d’avion aller-retour. Ils savent bien que je ne me déplacerai pas pour ça. Je vais être obligé de payer par défaut.» M. Cardinal rend publique son histoire parce qu’il se dit que ça peut aussi arriver à d’autres personnes. Il tenait à dénoncer l’inflexibilité du système qui conduit à une aberration comme celle qu’il vit.


Franchement Guy,
Si tu voulais tant que ca passer aux nouvelles, t’aurais pas pu sauver une vie ou tout simplement courir tout nu pendant une partie des Remparts. Ca aurait été plus simple non?
J’ai jamais dis que je n’irais pas courir tout nu durant un match des remparts!
J’attends juste de perdre un peu de poids parce que je suis tellement coquet…